Nos thématiques des journées de réflexion

1. Dans une perspective de reconquête des  » territoires perdus » de l’Entreprise ,
Comment faire de l’entrisme dans les lieux de pouvoir ?

Depuis 40 ans, les entrepreneurs n’ont manifestement pas réussi à imposer leurs points de vue ni aux gouvernements successifs, ni aux partenaires sociaux. Depuis 40 ans, la voix de l’entreprise n’est pas écoutée. Le plus souvent, ce sont les syndicats qui gagnent les négociations sociales. En dépit de nos efforts, les prélèvements sociaux et fiscaux sur les entreprises ne cessent d’augmenter. Le constat s’impose : la stratégie de lobbying des organisations représentatives des entreprises ne suffit plus. Il faut donc emprunter une autre voie. Il s’agit désormais de prendre le pouvoir plutôt que de chercher à l’influencer. C’est la définition de l’entrisme, un mot qui ne plait pas toujours mais qu’il faut assumer en toute transparence, sans honte, ni tabou. Comment investir les lieux de pouvoir ? Cela ne pourra se faire que par une démarche réfléchie et organisée. En identifiant les lieux de pouvoir : Assemblée Nationale, cabinets ministériels, collectivités, etc. En repérant et en accompagnant les entrepreneurs ayant une appétence et des compétences pour la chose publique. En créant des passerelles entre le monde de l’entreprise et celui de la politique qui est largement dominé par des personnes issues de la Fonction Publique. Cette stratégie d’entrisme passe par des actions très concrètes : accompagnement du chef d’entreprise dans la gestion de son entreprise au cours et après son mandat, contacts réguliers avec les partis politiques…

Et si c’était à nous de jouer…

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2. Dans une perspective de reconquête des « territoires perdus » de l’Entreprise,
Comment conquérir les médias ?

Globalement les médias servent plutôt bien l’entrepreneur, en tant qu’individu et l’entreprise quand il s’agit des PME. Il en va autrement dès qu’il est question de l’entreprise avec un grand E, de sa représentation collective (MEDEF, IUMM…). Dans ce cas de figure, la dialectique devient négative et la mise en culpabilité de l’entreprise est permanente. Certes les journalistes sont peut être globalement « orientés » mais nous portons également notre part de responsabilité dans cet état de fait en assumant implicitement la posture de l’exploiteur, en ne réagissant pas aux « petites humiliations » de l’entreprise dans les médias… Quelles pourraient être les solutions concrètes pour reconquérir les médias ? Sachons d’abord identifier ce qui ne va pas, ce qui nous choque dans les discours des médias. Pourrait-on ensuite imaginer un système de lanceurs d’alerte chargés de relever les propos manifestement anti entreprise et de contacter les journalistes pour rectifier ? Pourrait-on construire un discours plus incisif, une dialectique de combat qui retroune les arguments du contradicteur contre lui-même ? Pourquoi ne pas organiser également des séances de media training à l’attention des entrepreneurs pour une meilleure maîtrise de notre parole ?

Et si c’était à nous de prendre la parole et de tenir le micro …

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3.Dans une perspective de reconquête de l’opinion publique, définissons ce qui permet de valoriser l’Entreprise en terme d’image et de rhétorique

Mercredi 22 Novembre 2017 : Définissons ce qui permet de valoriser l’image de l’Entreprise et offre l’occasion d’en faire son « cheval de Troie ».

Le monde change vite et offre l’occasion de faire bouger les lignes en s’appuyant sur des modèles qui séduisent et des sujets valorisants générateurs d’ image positive.La transformation digitale, l’intelligence numérique, l’innovation, la RSE …  sont autant de sujets porteurs, autant de « chevaux de Troie » qui peuvent rallier à la cause de l’Entreprise, lui permettre de valoriser son image et de s’exprimer au-delà des clivages.Emparons-nous de ces évolutions pour faire sauter les freins et les barrières.

Sachons identifier ces nouveaux « chevaux de Troie », nous en saisir, pour mieux faire entendre notre voix et créer de nouvelles opportunités au profit de la cause de l’Entreprise …

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Samedi 20 Janvier 2018 : Définissons notre propre rhétorique et cessons d’utiliser celle des adversaires de l’Entreprise.

La rhétorique est un formidable outil d’auto-défense qui peut aider les entrepreneurs à gagner en Influence et surtout en affrontement médiatique avec un opposant.Dégageons nous des postures culpabilisantes dans les principes comme dans les mots.Par exemple la délocalisation, le  licenciement … sont autant de sujets sur lesquels l’Entreprise se laisse porter et piéger sur le terrain de l’émotionnel très maîtrisé par  les opposants, soutenus par les médias et l’opinion publique qui vénèrent l’émotionnel au mépris du rationnel. Quelles sont les pistes de riposte ? … et si nous parlions d’internationalisation plutôt que de délocalisation ?

Identifions des terrains plus rationnels ou retournons l’émotionnel à notre bénéfice. Utilisons d’autres mots moins connotés, d’autres principes plus porteurs, offrant à l’Entreprise des champs d’expression pour faire valoir les ressorts de l’argumentation et faire primer « l’intérêt général ».

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Autres journées à venir :

4. Dans un contexte de remise en question du paritarisme, comment transformer celui-ci en un système simplifié et utile aux entreprises et à la société ?

Mercredi 23 Mai 2018 : 8 h-15 h

Les axes de la toute récente réforme de la formation professionnelle annoncés par Murielle  Pénicaud portent un rude coup au paritarisme de gestion…32 milliards € qui lui échappent ! Mais il ne s’agit là que du dernier épisode d’un phénomène amorcé depuis plus de 20 ans morcelant peu à peu l’action commune des représentants des employeurs et des syndicats de salariés.   1994-1995 : exit les pouvoirs de gestion des partenaires sociaux de la sécurité sociale ! 2008, création de pôle emploi : fin du réseau paritaire des Assedic ! 2010, création d’Action Logement : mise sous tutelle du 1% logement paritaire !

Que reproche -t-on au paritarisme ?  Son inefficacité : les organismes à gestion paritaire croulent sous les déficits…Son manque de transparence…Mais aussi l’illégitimité des syndicats de salariés qui ne représentent que 8% de ceux-ci. De fait, le déclin du paritarisme est largement corrélé à l’obsolescence galopante des structurations de ceux qui le gèrent. Largement ignorant du monde technologique émergeant, les partenaires sociaux donnent souvent l’impression d’être plus en recherche de postes pour leurs militants que de rendre de réels services pour leurs adhérents. Ils sont ainsi clairement shootés à la subvention ! Si, à moindre mal, le MEDEF ne compte que 30 % de fonds issus des prélèvements obligatoires dans la totalité de son budget, ce chiffre monte à 80 % pour la CPME et 96 % pour les différents syndicats de salariés.

Pourtant le paritarisme dispose encore de prérogatives considérables : sa capacité normative via les Accords Nationaux Interprofessionnels ainsi que via les conventions collectives est réelle. Ses capacités de gestion des différents organismes totalisent encore 100 milliards €.  D’une façon plus large, le principe même du dialogue social est encore largement légitime.

Faut-il ainsi en finir avec le paritarisme ? Le mal est si profond qu’il convient certainement d’en transmuer l’ADN  !

A nous chefs et dirigeants d’entreprises de faire acte d’innovation !

5. Objet social de l’Entreprise, enjeux sociaux et environnementaux, RSE : Quelle vision, quelle mission sociétale pour l’Entreprise ?

Mercredi 11 Juillet 2018 : 8h-15h

Le gouvernement tergiverse, loi Pacte, pas Loi Pacte ? pour la énième fois repoussée…Va-t-elle aborder la question de l’objet social et sociétal de l’entreprise ? Va -t-elle modifier les articles 1832 et/ou 1833 du Code civil ?

La première recommandation du rapport Notat Senard récemment remis à Bruno Lemaire vise à  ajouter un second alinéa à l’article 1833 du Code civil : « […] La société doit être gérée dans son intérêt propre, en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de son activité »

L’objet social des entreprises serait donc étendu au-delà des intérêts des actionnaires. Il impliquerait maintenant des objectifs sociaux et environnementaux susceptibles de contradictions fondamentales avec ceux qui auront investi en prenant tous les risques inhérents à l’entreprenariat. Ce serait là l’aboutissement du travail de sape engagé notamment par  la CFDT depuis des décennies, dont l’objectif plus ou moins avoué est la mainmise sur la stratégie des entreprises. Il s’agirait clairement de la décorrélation, en France, du couple risque/profit, pourtant moteur mondial de la croissance économique.

Il s’agirait encore une fois d’incompréhension des ressorts fondamentaux des mutations mondiales par l’utilisation d’un outil coercitif règlementaire au détriment de l’innovation marché.

Bien sûr, il  n’est pas possible  de continuer de puiser dans les ressources naturelles pour transformer des matières premières en déchets selon un processus de fabrication et de distribution nocif pour l’environnement. Bien sûr le management caporalisé issu de la transposition au 19ème siècle de l’armée napoléonienne dans l’organisation des entreprises est aussi anachronique que la locomotive à vapeur comparée à l’Hyperloop.

Mais c’est bien dans la  déferlante technologique dont nous n’apercevons que les prémices que nous devons espérer.

Oui ! Il est possible de s’inscrire dans une économie associant respect de  l’environnement et rentabilité. Le mouvement Blue Economy amorcé par Gunter Pauli compte 200 projets à son actifs. Il vise par l’innovation à la réutilisation des déchets productifs pour la fabrication industrielle de nouveaux biens. Les résultats sont impressionnants.

Oui ! Grâce aux nouvelles technologies, à la robotisation et aux intelligences artificielles, il est possible de libérer le travail d’une des contraintes et de l’ennui de la répétition. Nous pouvons tous être créatifs ! La solution se trouve dans la rotation accélérée des compétences et des métiers. Et oui ! cette déferlante technologique peut créer de l’emploi  pour tout le monde. De l’innovation ! Encore de l’Innovation ! Toujours de l’innovation !. C’est probablement là que réside le sens profond de la responsabilité sociale, sociétale et environnementale  de l’entreprise. A nous de la concevoir !

6. Faut-il créer un nouveau style de syndicalisme salarié ?

Vendredi 14 Décembre 2018 : 8h-15h

Devrions-nous être les initiateurs d’un nouveau mouvement de salariés ? Le syndicalisme d’aujourd’hui issu de l’après-guerre est déjà mort sans que les principaux intéressés le sachent. Nous sommes convaincus que de nouvelles forces émergent, que de nouveaux outils tels que les réseaux sociaux permettent aux gens de s’exprimer autrement, que de nouvelles formes de travail se développent. Le « bloc salarial » défendu par les syndicats est obsolète. De nouvelles catégories font aujourd’hui leur apparition : celle des « entreprenants », salariés ET indépendants. Au-delà de l’idéologie, c’est une philosophie dépassant le lien de subordination qui se met en place. Les « entreprenants » deviennent maîtres de leur vie : ils doivent être en mesure de passer d’un statut à l’autre, de salariés en indépendants, d’indépendants en fonctionnaires, de fonctionnaires en salariés, etc …et même d’un pays à l’autre ! Ils sont dans une démarche de modernité et il nous appartient de créer l’organisation adaptée à leur statut évolutif. Une initiative qu’il ne faut surtout pas laisser aux syndicats salariés actuels. Le mouvement « entrepreneur de ma vie » doit faire émerger des idées, des réflexions et de l’action chez les entrepreneurs.

Et si c’était à nous de …